Lutter contre la stigmatisation des personnes ayant des troubles mentaux : Une campagne élargie avec les journalistes.
Une conférence de presse a été tenue au @CNP_Kamenge le lundi 17 février pour sensibiliser le public à la lutte contre la stigmatisation des personnes souffrant de troubles mentaux. Le directeur général du CNPK, Révérend Frère CIZA Marcus, a ouvert la session en soulignant que ce sujet est souvent mal compris et touche des milliers de personnes dans notre pays. Il a rappelé que la responsabilité de briser les tabous autour de la santé mentale est collective.
Cette conférence de presse a été organisée en partenariat avec plusieurs acteurs de la santé mentale, dont l’ARES (Académie de Recherche et de l’Enseignement Supérieur). Pierre Claver NJEJIMANA, psychologue et point focal du projet au CNPK, a expliqué que cet événement visait aussi à présenter les objectifs, les réalisations du projet, ainsi que les perspectives d’avenir.
Bref, selon une étude menée auprès de 118 patients suivant un parcours psychiatrique, explique Pierre Claver NJEJIMANA, la méconnaissance et la stigmatisation des maladies mentales sont des facteurs importants de rechute. Beaucoup de patients n'ont reçu aucune information sur leur pathologie, et une fois diagnostiqués, ils préfèrent cacher leur condition, se sentant exclus de la société.
Au cours de la conférence, le Dr Godelieve NIMUBONA, psychiatre, a abordé en détail l’évolution de la santé mentale, les effets de la stigmatisation vécue par les patients dans nos communautés, et les mesures à prendre pour éliminer ces obstacles. Deux témoignages ont aussi été partagés par des personnes ayant surmonté ces défis : le psychologue Pacifique NDUWIMANA et l’ergothérapeute Vincent NAHIMANA. Ils ont raconté leur parcours de guérison, soulignant que le soutien de leur famille proche a été un facteur clé dans leur rétablissement.
En conclusion, la stigmatisation est un facteur majeur de rechute pour les malades mentaux. Pour y remédier, il est crucial de sensibiliser le public en éduquant sur les troubles mentaux, de promouvoir l’empathie et l'inclusion sociale, et de former les professionnels de santé pour qu’ils traitent les patients avec respect. Il est également important d'encourager les personnes concernées à partager leurs expériences et à participer à des activités sociales, tout en mettant en place des politiques publiques pour garantir un accès aux soins de qualité et protéger les droits des malades mentaux. Ces efforts aideront à briser les préjugés et à créer un environnement de soutien, réduisant ainsi les risques de rechute.
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