Centre Neuro-Psychiatrique de Kamenge

Référence Nationale en Santé Mentale

Etant conscient que le CNPK a besoin d’être muni d’assez de moyens et capacités diverses pour son fonctionnement comme il est le seul centre (de référence) qui accueille toutes les personnes ayant des problèmes mentaux dans tout le pays
Dans le but de permettre au CNPK de devenir un vrai centre de référence suffisamment outillé pour rendre un service de bonne qualité à la population,
Vu que le CNPK se situe dans un pays post-confit où les besoins en santé mentale de la population sont énormes,
Vu que beaucoup de malades indigents qui se présentent au CNPK sont incapables de couvrir le minimum de frais de soins médicaux (médicaments et hospitalisation),
Etant donné que le personnel n’est pas suffisant pour la prise en charge des hospitalisés,
Vu que le CNPK a besoin du personnel qualifié en différents domaines de santé mentale,
Voir les besoins de séparer les catégories de patients hospitalisés pour assurer la qualité de soins au CNPK,
Considérant le besoin de décentraliser et d'intégrer les soins de santé mentale dans les soins primaires,
Compte tenu de la stigmatisation à laquelle les malades mentaux sont soumis,
Voir que les droits des malades mentaux ne sont pas encore ratifiés et/ou parfois non respectés,
Etant donné qu’il serait difficile de parler du développement intégral dans tous les secteurs de la vie publique dans un pays post-confit si la santé mentale n’est pas assurée,
Le CNPK voudrait adresser aux partenaires, aux différents intervenants et aux personnes de bonnes volontés, aux familles et amis des malades mentaux les propositions et recommandations suivantes :
Aux membres fondateurs : de revoir les statuts et de les mettre à jour compte tenu des présents besoins de la population et du CNPK en particulier.
Au Gouvernement/Ministère de la Santé Publique : d’augmenter les subventions ou de prendre en charge les salaires du personnel. Disponibiliser les médicaments psychotropes à la CAMEBU.
Au Gouvernement/Ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine et du Genre : de prendre en charge les soins médicaux de tous les malades indigents et des prisonniers. Cela permettra au CNPK de ne pas tomber dans un déséquilibre financier qui risquerait de nuire à sa gestion.
Au Gouvernement en collaboration avec la Mutuelle de Fonction Publique (MFP) : permettre l’usage de la carte mutuelle pour les autres prises en charges (psychothérapie, EEG, sociothérapie et ergothérapie).
Au Gouvernement : de ratifier les droits des malades mentaux pour les protéger contre les abus et de promouvoir leur prise en charge.
Au DGD/CARAES : d’appuyer à la décentralisation et à l'intégration de soins de santé mentale dans les soins primaires, de continuer à appuyer le renforcement des capacités du personnel, d'appuyer dans l’entretien et la réhabilitation des locaux et à la construction d’un pavillon « Mères-Enfants).
Au Gouvernement, aux ONG, aux associations et aux personnes de bonnes volontés : d’aider le CNPK à développer l’usage de l’I.E.C « ’information, éducation et communication »
Cela permettra à la population de contribuer à la prise en charge communautaire des personnes ayant des problèmes mentaux et de faciliter une réintégration sociale surtout après hospitalisation (cela peut se faire soit par des décentes sur terrain soit par des émissions radiotélévisées).
Au personnel du CNPK : d’user de leurs compétences pour le bien être intégral des malades mentaux (les soigner, les réinsérer en familles et faire respecter leur dignité).
Aux familles et aux amis des malades : d'accompagner et de soutenir les malades mentaux dans leur souffrance.