Centre Neuro-Psychiatrique de Kamenge

Référence Nationale en Santé Mentale

Frère HERMENEGILDE NDUWIMANA: Directeur Général du CNPK.

Depuis le début, le CNPK avait des objectifs précis d’intensification du service de soins de santé mentale visant à la décentralisation et à l’amélioration de ses services.

Malheureusement, la décadence de la situation politico-sociale qui a caractérisé le pays n’a pas permis que ces objectifs soient atteints comme prévu au départ.

 

Actuellement, les contraintes budgétaires ne permettent pas de répondre aux besoins criants et urgents des malades mentaux faisant recours au CNPK.

Le CNPK est l’unique Centre de réference au pays où les malades peuvent être admis, soignés et encadrés suffisamment.

Sa localisation à l’Ouest du pays est cependant un problème pour son accessibilité alors que nombreux de malades mentaux errent sur les collines à l’intérieur du pays où ils deviennent des cas de justice ou simplement sont enfermés dans leurs familles ou dans des cachots.

Quant au traitement à long terme qui est souvent interrompu pour des raisons économiques d’impatience ou d’ignorance, il en résulte beaucoup de rechutes souvent difficiles à contrôler de nouveau une fois retournées en hospitalisation.

La population rurale n’a pas de chance de bénéficier des services du CNPK suite aux longues distances la séparant de celui-ci alors que les pistes sont impraticables et les moyens de locomotion du CNPK limités.

C'est pour cette raison que les Frères de la charité ont creé deux autres centres dont l'un au centre (GITEGA) et l'autre au nord(NGOZI). 

Les couches sociales de base sont les premières nécessiteuses car elles se situent loin de vue et d’accès où les agents de santé restent désarmés face à ce problème considéré comme fatalité dans la plupart des familles burundaises.

Pour essayer de remédier à tous ces problèmes, le CNPK propose une mise en exécution progressive de la stratégie de soins de santé mentale : Les actions prioritaires proposées sont :

La décentralisation et intégration de soins de santé mentale dans les soins primaires.
La disponibilité des médicaments à la CAMEBU.
L’usage de la Carte d’Assurance Maladie pour permettre aux malades mentaux d’accéder aux soins.
La formation professionnelle des prestataires en santé mentale.
La sensibilisation de la population sur la problématique de la maladie mentale, etc….

La santé mentale n’est pas un domaine isolé mais une composante très importante de la santé publique en général.

 

 

 

Editorial