Centre Neuro-Psychiatrique de Kamenge

Ru00e9fu00e9rence Nationale en Santu00e9 Mentale

Le 28ème Cas Clinique au CNPK : présentation et exposé

Vue partielle des participants

 

 

Le jeudi 30 janvier, le 28ème cas clinique a été présenté et discuté sous la direction du Dr Alain Lionel INGABIRE, en collaboration avec l’équipe multidisciplinaire ayant identifié ce cas dans le pavillon Homme A. Il s'agit d'un patient qui, après plus de trois mois d'hospitalisation, a montré une faible réponse au traitement, accompagnée de nombreux effets secondaires. Un doute persistant subsistait concernant le diagnostic initial. Ce patient, suivi depuis 1991 au @CNP_Kamenge, présente un historique marqué par plusieurs rechutes et un défaut d’observance thérapeutique. Il consommait également de l'alcool, ce qui a probablement influencé l’efficacité du traitement.

Dr INGABIRE Alain Lionel, medecin au CNPK

Profil du Patient

Le patient est un homme de 63 ans, marié et père de deux enfants. Après le décès de sa première épouse, il s’est remarié et vit actuellement avec sa seconde femme et ses enfants. Sa première crise remonte à 1991. Initialement cultivateur, il a ensuite travaillé comme employeur dans une entreprise de fabrication de plastiques. Toutefois, en raison de sa maladie, il a perdu son emploi.

 

Prise en Charge Récente au CNPK

Lors de sa consultation aux urgences, le patient présentait des symptômes tels que : logorrhée, instabilité psychomotrice, insomnie, délires de grandeur, destruction de biens, refus de prendre ses médicaments

Il a été mis sous traitement, mais la réponse thérapeutique est demeurée faible, ce qui a nécessité plusieurs ajustements médicamenteux, sans améliorer de manière significative son état. Le patient a également présenté des signes dissociatifs, comme le collectionnisme, l’incurie,... Malgré ces efforts de traitement, l'état général du patient reste marqué par une agitation persistante.

Recommandations et Conclusion

La prise en charge des troubles mentaux nécessite une approche globale et intégrée, combinant : une évaluation professionnelle approfondie, des traitements adaptés, un soutien social pour le patient. Avec une approche thérapeutique appropriée, il est tout à fait possible pour les personnes souffrant de troubles mentaux de mener une vie épanouie et fonctionnelle. Une gestion efficace des rechutes liées à l’inobservance thérapeutique nécessite une collaboration étroite entre le corps médical, la famille et le patient.

Aux employeurs, ils doivent comprendre que la maladie mentale, comme toute autre condition de santé, peut être efficacement gérée avec un soutien approprié. Plutôt que de percevoir cela comme un fardeau, un employeur qui soutient son salarié tout au long de son parcours de rétablissement, en proposant des aménagements raisonnables, peut non seulement améliorer sa performance, mais aussi contribuer à son bien-être.

L’équipe multidisciplinaire qui a travaillé sur le cas

 

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